Démocratie ou Barbarie

La diaspora yézidie...Ce que veulent Yézidis

© Johanna de Tessières/Collectif Huma

La diaspora yézidie

Isolée, désertique, la montagne de Sinjar en Irak a été un rempart contre les attaques et invasions qu’ont subi les Yézidis. Elle leur a permis de survivre dans un environnement hostile. Cela n’a pas empêché les Yézidis d’émigrer bien avant les événements de 2014. On en trouve en Irak principalement mais aussi en Syrie, en Turquie, en Arménie, en Géorgie et en Azerbaïdjan. De là, certains ont émigré vers l’Europe, les États-Unis ou le Canada, souvent pour des raisons économiques.

Il y en aurait entre 35 000 et 40 000 en Allemagne où les premiers Yézidis sont arrivés dans les années 60. Ils se sont établis principalement dans les localités de Celle, d’Oldenburg et de Bielefeld.

En Belgique, ils seraient entre 3 500 et 5 000. La plupart – près de 90 % - se sont installés à Liège à partir des années 90. La communauté a grandi petit à petit par le biais du regroupement familial. Ces Yézidis proviennent de villages proches de la ville de Mardin, en Turquie, ce qui explique qu’ils portent souvent le même nom.

A Liège, les Yézidis disposent d’un centre culturel dans une ancienne halle aux fruits et légumes. On y voit un portrait du roi et de la reine des Belges mais aussi celui d’Abdullah Öcalan, le fondateur du Parti des Travailleurs du Kurdistan (PKK). La raison est que les Yézidis viennent pour la plupart de Turquie, où Öcalan a une grande influence sur la population kurde, en révolte contre le pouvoir centralisé de l’État turc. Ce n’est que depuis quelques années que des Yézidis se sont établis à Liège en provenance d’Irak.

Cela dit, la principale activité dans le centre culturel est le jeu de cartes. « C’est la meilleure façon de rapprocher les générations », sourit Zerdest Agirman, le secrétaire général du centre culturel.

Ce que veulent les Yézidis © Johanna de Tessières/Collectif Huma