Démocratie ou Barbarie

Pyramide du Groupe "G"

La Pyramide du Groupe G


Adresse : Square du groupe G, ULB, campus du Solbosch

                 Avenue Franklin Roosevelt 50

                 1050 Bruxelles

Date: 1994

Contexte historique

Situé au cœur de l’un des campus de l’Université Libre de Bruxelles, ce monument rend hommage à l’action du « Groupe G » (Groupe Général de Sabotage de Belgique), mouvement de résistance issu de l’ULB (étudiants, enseignants et anciens) et du cercle du libre examen. La première pierre a été posée en novembre 1994 pour commémorer le 50e anniversaire de la réouverture de l’université. Spécialisé dans le sabotage, le « Groupe G » s’efforça de perturber la production destinée à l’occupant en évitant les destructions inutiles pour ne pas toucher trop sévèrement l’appareil industriel belge et entraîner des représailles. Les actions visèrent donc essentiellement le secteur des transports (eau, chemin de fer et route) et l’approvisionnement énergétique. L’opération la plus spectaculaire du mouvement eut lieu dans ce dernier domaine avec la « grande coupure » dans la nuit du 15 au 16 janvier 1944 lorsque des sabotages simultanés des pylônes provoquèrent l’interruption du transport et de la distribution du courant à haute tension sur pratiquement l’ensemble du territoire.

Description 

Le monument se présente sous la forme d’une pyramide en pierre bleue gravée du « G » symbole du groupe. La pyramide est implantée sur un socle du même matériau avec une plaque commémorative portant une dédicace des étudiants de l’ULB à l’origine du monument et l’inscription inspirée d’une déclaration de 1937 du cercle du libre examen : « En hommage aux résistants du Groupe G et à tous ceux qui, au-delà des barrières idéologiques, se sont levés contre la négation de l’homme et le silence imposé à la pensée humaine ».

Pour en savoir plus 

Le document PDF http://librex.ulb.ac.be/sites/default/files/publication/Publications%20Uniques/Ulb-resistance%203.0export.pdf propose un parcours « ULB résistante » consacré aux éléments de mémoire du conflit sur le site de l’université (monument, plaques commémoratives, auditoires, personnalités). Les pages 13-17 concernent plus spécifiquement le Groupe G.

Photographies

 

Notice extraite et adaptée à partir de : M. HERODE, M.-P. LABRIQUE et P. PLUMET,  Paroles de pierres. Traces d’histoire, Bruxelles, Racine-Démocratie ou barbarie, 2009, p. 67.