Démocratie ou Barbarie

Le fort de Huy

Le Fort de Huy – Mémorial national de la Résistance et des camps de concentration


Adresse : Chaussée Napoléon –

                 4500 Huy

                 

Dates : Le fort a été construit de 1818 à 1823. Le musée de la Résistance et des camps de concentration a été installé en 1992.

Contexte historique 

Implanté sur le promontoire rocheux stratégique dominant le confluent de la Meuse et du Hoyoux, le fort de Huy est construit de 1818 à 1823. En 1880, le fort est intégré par le général Brialmont dans le système défensif de la Meuse mais il ne jouera aucun rôle en août 1914.

Au cours de la Première Guerre, les Allemands y installent une prison et un camp disciplinaire pour leurs propres troupes. En novembre 1918, on y héberge des prisonniers russes.

De mai 1940 au 5 septembre 1944, le fort est transformé en camp de détention et de transit gardé par la Wehrmacht et contrôlé par la Geheime Feldpolizei. Y seront internés 1240 prisonniers français – des mineurs du Nord Pas-de-Calais arrêtés pour faits de grève – et plus de 6000 belges et étrangers – résistants, otages.  S’y retrouveront également les personnes incarcérées en juin 1941 à la suite de l’opération « Sonnewende » (Solstice d’été ) déclenchée par les nazis au moment de l’attaque allemande contre l’URSS et qui vise à décapiter toute résistance organisée.

Il n’y aura jamais d’exécution d’otages au Fort même : les prisonniers désignés pour être fusillés seront transférés à la Citadelle de Liège. Pour de très nombreux détenus, le fort n’est qu’une étape avant la déportation dans un centre du système concentrationnaire. De septembre 1944 à décembre 1946, le ministère belge de la justice y installe un centre d’internement pour inciviques.

Description

A côté de l’ancien Musée de la Résistance et des Camps de concentration et des salles dédiées aux associations patriotiques (salle des Chasseurs Ardennais, salle des déportés et réfractaires, etc.), on découvre un parcours évoquant les principaux thèmes relatifs au Fort durant la Seconde Guerre  : l’arrestation, l’arrivée au Fort, la découverte de la chambrée, les travaux et corvées, la vie quotidienne, la nourriture, les contacts avec l’extérieur, les cachots, les exécutions et la déportation. Ils sont illustrés par le témoignage de témoins  auxquels sont associés des documents d’archive.

Pour en savoir plus

http://www.huy.be/espace-loisirs/tourisme-evenements/fort-et-memorial

Notice extraite et adaptée à partir de : M. HERODE, M.-P. LABRIQUE et P. PLUMET,  Paroles de pierres. Traces d’histoire, Bruxelles, Racine-Démocratie ou barbarie, 2009, p. 58.